Maison lieu #2

Soirée de clôture de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée, au Théâtre Molière de Sète.

Le Théâtre des 13 vents et les partenaires de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée ont proposé une carte blanche à Maison Lieu pour la programmation de cette clôture organisée au Théâtre Molière à Sète.

Le collectif « Maison Lieu » crée par la comédienne Laurie Bellanca, le musicien David Babin (Babx), la comédienne et metteuse en scène Valentine Carette et le musicien Benjamin Chaval (tous.tes résidents à Montpellier) s’est formé autour du désir de créer des espaces intermédiaires de création, de recherches, de rencontres et de transmission prenant  source dans la création musicale et sonore. Le collectif propose des temps à la fois réflexifs et performatifs interrogeant les notions qui sont la base du projet Maison Lieu : l’hospitalité, le décloisonnement, et l’expérience, dans un cadre transdisciplinaire. Mues par la nécessité de déplier avec le public et les artistes des temps périphériques à la production et à la diffusion : des temps de tentatives, de partages poreux, tentaculaires, se déployant vers l’autre et le monde.

Pour cette soirée de clôture de La Biennale des arts de la scène en Méditerranée, MAISON LIEU porpose une programmation qui s’étendra du début de l’après midi à la nuit, le collectif invite notamment les musiciens Grégory Dargent (oud) , Wassim Halal (percussions) , Anil Eraslan (violoncelle), et les chorégraphes Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos (cie Futur Immorale).

Au programme : une sieste accoustique en présences de tous les invité.e. et artistes , des lectures par Valentine Carette, Stéphanie Marc et Rehab Mehal, un installation sonore proposée par Laurie Bellanca et Benjamin Chaval, un piano solo de Babx, un concert de H (création, réunissant musique et photographie avec Gregory Dargent, Anil Eraslan, Wassim Halal et le créateur sonore Mathieu Pelletier). Les photographies de Gregory Dargent, réalisées en 2017 à Reggane en Algérie, lieu des essais nucléaires français dans les années 60 s’entremêlent avec la musique du trio, aux influences croisées entre les musiques improvisées, les transes et les déflagrations électroniques. Ensemble, ils interrogent l’irradiation de l’art, la perte d’identité des victimes et la liberté des espaces désertiques), un concert porté par Valentine Carette et Futur Immorale, et pour finir une grande fête toute en intensité psychédélique orientale et en drones puissants proposé par tous les musiciens et artistes autour d’une proposition de Grégory Dargent : « Quarts de ton & Mur du son », un moment improvisé, à vivre et à danser !

© Photos Denise Olivier Fierro